Tout a commencé au 9 rue d’Haussonville dans les petits carrés de jardin de mes grands-parents. La cour cimentée qui longeait la citée aux briques rouges n’était si pas triste; j’y ai découvert une multitude de petites bestioles dans les interstices, c’était une vie bourdonnante autour des campanules et des gueule-de-lion. J’étais et suis resté à l’affût, curieux et amoureux de ce monde.

A l’affût
C’est un drôle d’univers entre le végétal, un lieu où les copines ont 6 ou 8 pattes et ne se dévoilent qu’à moitié, entre armures et trompettes poilues!
Beaucoup semblent dormir entre les herbes comme on dort entre nos draps, mais les corps s’activent derrière le végétal. C’est une danse en trompe l’œil qui s’organise à mon insu. La mort et la vie s’associent, ici, tout peut basculer en l’espace d’un souffle. Je retiens mes mouvements.
Passé la répulsion ou la surprise, je trouve qu’il y a un rapport érotique aux éléments. La petite bête devient belle, captivante, tout s’innerve autour d’elle, les feuilles s’enroulent et les transparences brouillent les lignes, jusqu’à un point de non retour à faire fuir un demi-deuil. Touche « Echap » pour s’enfuir!