
parfois toxiques.
Partir à la rencontre des prairies fleuries, c’est opter pour un sacré défi au sein de nos parcs surdosés où la semence originelle s’est évanouie, où le bulbe est devenu trop petit. Mais fort heureusement, il subsiste encore une bonne dose de bonheur par delà les barbelés, chez les amoureux des marguerites enchantées.
Oui, là ! Mon cœur s’est soudainement accéléré, j’ai cru voir l’âme végétale s’entortiller, s’enlacer autour d’une tige, s’étreindre devant ma vision quelque peu cintrée. Sensible, je me suis arrêté, un soupçon pervers, j’ai voulu partager. J’ai cru un instant qu’elle me faisait signe de la main, cru que je pouvais la rejoindre,mais je suis resté figé, tétanisé devant l’instant fragile, c’est là que j’ai vu ma réalité se déformer, mon désir enfler.
Je me suis vu divaguer sur des feuilles à demi mangées. J’ai vu la nature se vriller, tenter de m’indiquer un chemin, puis j’ai entendu les sirènes du monde et me suis allongé. Vous me suivez? Prenez le temps de détecter nos propres intentions en les branches, pour y voir autre chose qu’un simple mouvement. Vous abandonnerez-vous aux fines caresses ou finirez-vous par sombrer sous la contrainte du fil d’acier?
Je vous l’accorde, c’est pas évident d’y voir clair.











